Vivre sans superlatifs

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Vous arrive-t-il d’entendre quelqu’un parler d’un achat, d’un service ou même d’une personne en employant des superlatifs? « Le meilleur, le plus fort, le plus compétent, le plus reconnu, le plus léger, le plus silencieux », etc. Faites-vous partie de ceux qui recourent à cette terminologie? Recherchez-vous toujours le top du top?

Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible): Different Masks for Different Days par le franco-néo-zélandais FKJ (French Kiwi Juice)

Valeur discutable du « plus »

Les responsables du marketing ont vite compris l’intérêt des consommateurs pour les superlatifs. Ainsi, certains produits, services ou même loisirs s’annoncent comme le meilleur, le plus efficace, le plus rapide, le plus vaste, le plus haut, etc. Le sont-ils vraiment? À consulter les qualificatifs greffés aux déclarations superlatives, l’on saisit qu’il y a des nuances. Par exemple, tel parc d’attractions qui indique être le plus grand, ajoute en petits caractères « avec un thème de … » Comme quoi il ne faut pas croire tout ce qu’on lit et on entend. Surtout, comme consommateur, il est bien de remettre en question les décisions prises en fonction de ces affirmations.

Valeur ajoutée vs coût

Mettons de côté pour un moment le doute, et imaginons que le superlatif s’applique réellement au produit, au service ou à l’endroit convoité. Cela en vaut-il la peine?

Dans les éléments à considérer, il y a le coût. La dépense pour avoir le « meilleur » conduira-t-elle à une différence assez appréciable pour la justifier? Si, par exemple, on remplace un outil: le prix du « meilleur » occasionnera-t-il une économie de temps valide ou un travail supérieur? Qu’en est-il de l’empreinte écologique de la substitution? Le superlatif n’offre pas toujours une amélioration significative. 

Citation relative aux superlatifs : La dépense pour avoir le meilleur conduira-t-elle à une différence assez appréciable pour la justifier? Julie Charland Parapluie à l'envers
Photo : Renato Pozaić

Coût de la perfection

À espérer trouver la perfection, il y a un risque de n’être jamais satisfait avec ce que l’on a. Dès qu’il y a un « meilleur », le « meilleur » d’hier perd sa valeur aux yeux de celui qui désire demeurer à jour. 

En aparté, ce qui est pis encore, c’est de posséder cette attitude dans ce que l’on fait; le risque qui en découle est de ne pas réussir l’indispensable. Done is better than perfect. Une tâche complétée même si elle laisse de la place à l’amélioration vaut mieux qu’un travail abandonné parce que la perfection n’est pas atteinte.

L’effort et le temps nécessaires pour obtenir un meilleur résultat, alors que ce qui est produit est déjà fort acceptable, n’en valent pas toujours la peine. 

Analyse des besoins

Voici une question simple à se poser avant de succomber aux superlatifs: le produit que vous avez déjà fait-il l’affaire? Il n’est peut-être pas le plus rapide, le plus puissant, ni de la dernière génération, mais il se peut qu’il réponde très bien à vos besoins. Et parfois, une réparation ou mise au point peut augmenter son efficacité.

Fierté de déjouer le système

Les superlatifs peuvent activer notre glande d’orgueil. Mais ça se traite en déjouant les incitatifs à la consommation. La fierté ne proviendra pas de l’acquisition, mais de notre force à résister aux pressions exercées sur notre portefeuille et à l’envie de suivre les tendances projetées dans les médias.

Conclusion : En réalité, « plus » est rarement mieux. Il y a dans le contentement un bonheur qui dépasse en durée la joie éphémère du nouveau et de l’excès.

Pour aller plus loin: La science succombe-t-elle trop facilement à la mode?

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