Et si l’on écoutait le silence?

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Le silence est un luxe qui ne coûte rien et qui a le mérite de faire du bien. Un luxe? Vous n’avez qu’à demander à des parents de jeunes enfants si vous doutez de sa valeur. Qui fait du bien? 

Billet à lire en silence… ou en écoutant cette musique: Sunshine Canyon de David Darling et Michael Jones

Le silence accessible

À défaut d’être dans une chambre tout à fait isolée, il est difficile de trouver un vrai silence. Cependant, pas besoin d’avoir la perfection pour en profiter. Il s’agit de retirer de son environnement les bruits qui sont volontairement ajoutés (par exemple la radio, la musique et la télévision). Il serait vraiment merveilleux de pouvoir aussi se soustraire aux bruits qui fatiguent (le petit chien qui aboie avec un son aigu, les klaxons, les pleurs des enfants), mais bon, ce n’est pas toujours possible. Il s’agit donc de s’en détacher.

En faisant le silence, nous avons l’occasion d’être plus près de notre entourage puisque nous percevons davantage les sons ambiants. À l’intérieur, le silence permet de remarquer certains sons habituellement ignorés, par exemple le moteur du frigo, l’aiguille de l’horloge et le ronflement du chien. À l’extérieur, vous pouvez peut-être reconnaître les rires des enfants qui jouent, les voitures qui passent ou la pratique d’un instrument de musique. Et si vous pouvez vous réfugier en nature, ce seront les chants des oiseaux, les bourdonnements des insectes, le froissement des feuilles, le craquement des arbres et le ruissellement des cours d’eau qui combleront le silence.

Comment retrouver le silence

Pour y arriver, il faut d’abord reconnaître les gestes que l’on fait pour s’en éloigner. En devenant conscient du réflexe d’allumer la télé ou la radio, ou de mettre de la musique comme bruit de fond, il devient plus facile de s’arrêter et de plutôt laisser le silence envahir l’espace. Il en va de même pour les promenades extérieures; il est possible de rouler en voiture sans radio et de marcher sans écouteurs.

Parfois, les occasions du silence s’offrent à nous à l’improviste. Il s’agit de les reconnaître pour en profiter : au réveil avant que la maisonnée s’anime, lorsque tout le monde a quitté la demeure, ou en attente dans un stationnement. Ces moments de silence méritent d’être appréciés.

Carré transparent sur fond orange et noir avec reflets. Citation : Au lieu d’allumer la télé ou la radio, ou de mettre de la musique comme bruit de fond, laissez plutôt le silence envahir votre espace.
Photo : Renato Pozaić

Les bienfaits du silence 

Il se peut que vous ayez oublié les bienfaits du silence. Il permet de reposer nos oreilles et notre cerveau. Il est plus facile de laisser les pensées errer librement dans le silence ce qui, parait-il, stimule la créativité.

Pour les auditifs parmi nous, il est particulièrement recherché.

Pour les personnes qui n’ont pas l’habitude du silence, cela peut être un peu déconcertant au début. 

Cibler une durée, par exemple 20 minutes, pourra vous permettre d’apprivoiser la quiétude qui vient avec le silence. Il est aussi possible que votre cerveau ainsi libéré du bruit se mette à tourner à cent milles à l’heure. Tant mieux! Il montre clairement qu’il recherche cette liberté et arrêtera de courir lorsqu’il se rendra compte que ces moments se reproduisent.

S’il est trop difficile pour vous de tout éteindre, je vous invite à écouter de la musique instrumentale (comme les 4m30s proposées au début de ce billet) qui, sans être le silence, ne remplira pas votre cerveau de mots évocateurs.

Je m’en voudrais de ne pas dire un mot pour indiquer qu’il est vraiment gentil de respecter le goût du silence de l’autre. Régulièrement, Michel écoute la radio avec ses écouteurs pour ne pas me déranger à l’intérieur ou pour ne pas déranger les voisins à l’extérieur. 

Silence, quand je te trouve, tu me combles!


Après le silence, la musique? Vous serez peut-être intéressé par notre billet Musique, «je t’aime… moi non plus»

Et cette vidéo produite par Brut, Les bienfaits du silence.

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