5 conseils pour réduire l’anxiété liée à l’actualité

Vue à travers deux filets au haut de la tour du Sentier des cimes des Laurentides.

Vivement 2023! C’est ce que titrait la première page du quotidien Le Droit à la fin de 2022, nous rappelant du même coup, par caricatures, plusieurs sources d’anxiété liée à l’actualité de l’année qui se terminait.

Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible): Oh no!!!  par Daniel Bélanger

En fait, il me semble que ça fait quelques années d’affilée que l’on retrouve la même page couverture (Vivement 20–!). Cependant, en ce début d’année 2023, j’ai été frappé par le nombre d’éditorialistes et de chroniqueurs qui accueillent la nouvelle année avec pessimisme. 

Cela m’a motivé à écrire ce billet sur l’anxiété liée à l’actualité, ce que les anglophones appellent « news anxiety ». Les sujets de l’heure causant cette anxiété comprennent, par exemple, les changements climatiques et leurs conséquences tant immédiates qu’à long terme, les guerres courantes et potentielles, la politique, la pandémie, et nos systèmes de santé.

Certains perçoivent clairement cette anxiété liée à l’actualité, alors que pour d’autres c’est plus sournois. Ça peut se manifester par du stress, y compris par une augmentation des hormones comme le cortisol, par des troubles de sommeil, par un sentiment d’impuissance et par la fatigue.

Si comme individu nous ne pouvons pas éliminer tous les problèmes de la planète, nous pouvons quand même réduire l’anxiété qu’ils nous causent (à moins, évidemment, d’être au cœur d’un de ces événements). Dans un souci minimaliste de vous aider à bien gérer votre temps et votre énergie, voici cinq conseils pour y arriver.

Examinez vos habitudes de consommation de l’actualité

Le conseil le plus fréquent pour réduire l’anxiété liée à l’actualité est de ne pas regarder les nouvelles avant de dormir, que ce soit à la télévision, sur son téléphone ou d’autres façons. Et surtout pas dans votre chambre à coucher; celle-ci devrait être une oasis de calme.

En se levant le matin, lire quelque chose de positif et motivant vous aidera à bien commencer la journée.

Et pour le reste de la journée, y a-t-il lieu de diminuer la fréquence à laquelle vous consultez l’actualité sur les médias sociaux, dans les sites de nouvelles, à la télévision?

Modifiez vos façons de vous informer

Ça fait plusieurs années que Julie et moi ne regardons plus les nouvelles à la télévision, entre autres parce que c’est probablement le médium d’information qui a le plus d’impact émotif. Nous nous tenons informés par le journal (bien que la publication sur papier diminue), les sites de grands médias et la radio. 

Il y a de nombreux avantages à utiliser l’internet pour se renseigner, mais il faut faire attention. On peut tomber dans le piège du « doom scrolling », c’est-à-dire passer beaucoup trop de temps à consulter les médias sociaux et des pages web au sujet de mauvaises nouvelles. Il faut aussi évidemment bien choisir ses sources, et, en général, éviter de lire les commentaires incendiaires.

Pour réduire l’anxiété liée à l’actualité, repensez vos habitudes de consommation de l’information. - Michel Gérin Vue à travers deux filets au haut de la tour du Sentier des cimes des Laurentides.

Parlez-en… ou pas

En lisant sur le sujet de l’anxiété liée à l’actualité, il y a deux trucs en apparence contradictoire qui sont énoncés. 

Le premier est de réduire son anxiété liée à l’actualité en parlant avec d’autres des sujets qui nous préoccupent.

En revanche, pour certains, en parler peut augmenter l’anxiété. C’est alors très correct de dire à des collègues que ce sujet nous stresse et que nous préférons ne pas en discuter.  

Préparez la conversation avec les enfants

Je me souviens qu’une de mes premières préoccupations en arrivant à la maison après le travail le 11 septembre 2001 était de limiter ce que nos deux jeunes enfants allaient voir à la télévision et de préparer avec Julie ce qu’on allait leur dire.

Un conseil que nous pouvons vous donner est de créer un environnement propice à ce que les enfants soulèvent leurs inquiétudes et posent des questions. Les repas en famille sont tout désignés pour cela.

J’ai mis, ci-dessous, un lien vers une page de suggestions préparée par la Croix-Rouge. Il ne manque certainement pas d’autres sources de conseils aux parents sur des sujets spécifiques comme la guerre en Ukraine ou la COVID.

Passez à l’action

Vous devez d’abord distinguer entre les choses sur lesquelles vous avez un contrôle et celles sur lesquelles vous n’en avez pas. Cependant, même si vous n’avez pas de contrôle sur un événement, vous en avez sur comment vous allez réagir. Voici donc quelques exemples d’actions possibles :

  • Faire du bénévolat lié à un sujet d’actualité.
  • Bien s’informer sur les sujets sur lesquels il y a lieu d’agir comme individu, comme la prévention d’infections virales.
  • Préparer une trousse d’urgence.
  • Essayer diverses activités pour réduire l’anxiété (exercices, relaxation, etc.)
  • Consulter un professionnel. 
  • Faire un journal de gratitude; penser à ce qui va bien dans sa vie.

Comme les médias et autres entreprises technologiques multiplient les moyens de nous communiquer les nouvelles, c’est à nous de nous munir de trucs pour gérer l’anxiété liée à l’actualité. J’espère que les conseils ci-dessus puissent vous être utiles; si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les ajouter ci-dessous – les commentaires sur notre blogue sont toujours bons à lire!

Ressources:

Comment aborder un sujet difficile avec les enfants

Des trucs pour soulager votre écoanxiété

Parmi nos billets: 10 signes de tension de la tête aux pieds

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