Petits pas vers le minimalisme: passer de l’hiver à l’été

P

C’est l’hiver, j’arrive de l’extérieur.
J’y étais emmitouflée et confortable dans mes épaisseurs.
Mais, au printemps, j’éprouverai un certain plaisir
à enfiler un manteau plus léger pour sortir.
Et ensuite, ma joie sera renouvelée à l’été
quand je n’aurai rien à ajouter
pour aller marcher ou jardiner.

Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible): Neiges d’André Gagnon

L’hiver :

L’image m’est venue en tête que l’encombrement dans sa demeure, c’est un peu la même chose. On ajoute de plus en plus d’objets, de décorations, de vêtements, et de nourriture autour de soi pour se sentir confortable. 

Mais si je portais trois manteaux d’hiver en même temps, bien que j’aurais assez chaud, mes mouvements seraient probablement limités. Et si je continuais de les porter l’été, il se pourrait même que ma santé en souffre.

Ai-je trop de pelures à la maison? Est-ce que j’oublie de passer de l’hiver à l’été et que j’accumule sans me défaire? 

Tout comme l’on va de l’hiver à l’été en passant par le printemps – on enlève progressivement nos pelures – il en va de même lorsque l’on veut désencombrer notre chez-soi : on peut procéder par petits pas vers le minimalisme.

Champ de neige avec citation relative aux petits pas vers le minimalisme: Comme l’on ne passe pas de l’hiver à l’été en enlevant toutes nos pelures d’un coup, il en va de même lorsque l’on se sent dépassé par l’état de notre chez-soi : l’on doit procéder par petits pas.

Le printemps :

Constater les sources d’inconfort malgré nos habitudes est une première étape. Ensuite, chaque pelure enlevée, chaque amélioration dans notre environnement nous donnent accès à un peu plus de liberté, peut-être à un soulagement. C’est comme se rendre compte que l’on étouffait sous nos vêtements d’hiver une fois que l’on commence à alléger notre tenue.

La vie étant la vie, il arrive que l’on ajoute à notre environnement pour se consoler, se rappeler un confort, ou pour oublier un passage de vie plus douloureux. Il ne faut pas en rester là. Il faut espérer le printemps en se libérant doucement d’items superflus qui limitent notre liberté. La promesse d’un long été mérite les efforts de ces petits pas vers le minimalisme. 


Afin de poursuivre la réflexion :

Adopter un mode de vie sain sans s’essouffler

10 signes minimalistes

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5 commentaires

  • Bonne analogie, et beau choix de musique. Merci! Je n’avais pas encore fait l’expérience de l’écoute de la musique pendant la lecture des billets (j’étais convaincue que ça arrêterait aussitôt que je descendais la page, mais non, ça fonctionne!) Je trouve que ça incite davantage la réflexion et la fait durer au-delà de la lecture (surtout avec une pièce de 9 minutes :)). Bravo!

  • Belle lecture!!! Et oui, j’apprécie chaque saison pour toutes leurs splendeurs.
    A chaque saison, la nature éblouit par ses paysages et ses couleurs laissant paraître toute sa beauté et sa splendeur. – Mazouz Hacène.
    La musique, morceau de piano d’André Gagnon était si belle!!
    Il est un de mes petits cousins.

  • Quelle belle façon métaphorique de nous enseigner la simplicité. Excellente réflexion! Avec les années, on accumule une tonne d’objets qui nous lient au passé. Justement, pour ne pas y rester accroché, il est important de faire un triage et d’épurer notre environnement, histoire de créer de l’espace pour ce qui est et ce qui est à venir. Rien de mieux qu’un bon ménage pour se sentir revigoré, et ce dans toutes les sphères de notre vie.

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