Petits pas vers le minimalisme: passer de l’hiver à l’été

Mis à jour le 18 février 2022

C’est l’hiver, j’arrive de l’extérieur.
J’y étais emmitouflée et confortable dans mes épaisseurs.
Mais, au printemps, j’éprouverai un certain plaisir
à enfiler un manteau plus léger pour sortir.
Et ensuite, ma joie sera renouvelée à l’été
quand je n’aurai rien à ajouter
pour aller marcher ou jardiner.

Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible): Neiges d’André Gagnon

L’hiver

L’image m’est venue que l’encombrement dans sa demeure, c’est un peu la même chose que l’habillement pour faire face aux saisons. On ajoute de plus en plus d’objets, de décorations, de vêtements et de nourriture autour de soi pour se sentir confortable selon les étapes de notre vie. Parfois, on ajoute des couches en oubliant de se défaire de ce que l’on avait déjà.

Prenons les vêtements. Si je revêtais trois manteaux d’hiver en même temps, bien que j’aurais assez chaud, mes mouvements seraient limités. Même si chacun de ces manteaux me convient parfaitement, en portant les trois à la fois, le confort de chacun est perdu et je risque de me sentir étouffé et à l’étroit si je parviens à les attacher. Plus de pelures n’ajoutent pas nécessairement au bien-être.

Lorsqu’advient une nouvelle saison, il est normal d’ajuster mon habillement. Un seul manteau d’hiver, porté l’été, pourrait même nuire à ma santé.

Revenons à notre demeure. S’il y a bel et bien des modifications qui s’effectuent dans nos résidences avec les saisons, comme retirer des couvertures des lits au printemps ou remiser les meubles de jardin à l’automne, l’on gagne à opérer d’autres ajustements dans les saisons figuratives de nos vies. Les changements d’emploi, de demeure, d’endroit, du nombre d’habitants, devraient normalement se traduire par une libération de ce qui n’est plus utile dans la nouvelle réalité. Ai-je trop de pelures à la maison? Est-ce que j’oublie de passer d’une saison à l’autre et que j’accumule sans laisser aller?

Tout comme l’on se rend de l’hiver à l’été en passant par le printemps – on enlève progressivement nos pelures – il en va de même lorsque l’on veut désencombrer notre chez-soi: on peut procéder par petits pas vers le minimalisme pour simplifier sa vie.

Citation relative aux petits pas vers le minimalisme: Tout comme l’on passe de l’hiver à l’été en enlevant progressivement nos pelures, l’on procède par petits pas pour désencombrer notre chez-soi. Champ de neige.

Le printemps

Reconnaître les sources d’inconfort malgré nos habitudes est une première étape. Lorsque l’on prend le temps de bien regarder notre environnement, il est possible de constater s’il y a des excès qui nuisent à notre bien-être. Ensuite, chaque pelure enlevée et chaque amélioration dans notre milieu de vie nous donnent accès à un peu plus de liberté, peut-être même à un soulagement. C’est comme se rendre compte que l’on étouffait sous nos vêtements d’hiver une fois que l’on commence à alléger notre tenue. Plus nous recherchons l’essentiel, plus l’été s’annonce bien.

La vie étant la vie, on ajoute parfois à notre environnement pour se consoler, se rappeler un confort, ou pour oublier un passage plus douloureux. C’est le cycle des saisons. Il ne faut pas en rester là, mais espérer le printemps en se libérant doucement d’articles superflus qui limitent notre liberté. La promesse d’un long été vaut bien les efforts de ces petits pas vers le minimalisme. 


Afin de poursuivre la réflexion :

Adopter un mode de vie sain sans s’essouffler

10 signes minimalistes

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5 commentaires

  • Bonne analogie, et beau choix de musique. Merci! Je n’avais pas encore fait l’expérience de l’écoute de la musique pendant la lecture des billets (j’étais convaincue que ça arrêterait aussitôt que je descendais la page, mais non, ça fonctionne!) Je trouve que ça incite davantage la réflexion et la fait durer au-delà de la lecture (surtout avec une pièce de 9 minutes :)). Bravo!

  • Belle lecture!!! Et oui, j’apprécie chaque saison pour toutes leurs splendeurs.
    A chaque saison, la nature éblouit par ses paysages et ses couleurs laissant paraître toute sa beauté et sa splendeur. – Mazouz Hacène.
    La musique, morceau de piano d’André Gagnon était si belle!!
    Il est un de mes petits cousins.

  • Quelle belle façon métaphorique de nous enseigner la simplicité. Excellente réflexion! Avec les années, on accumule une tonne d’objets qui nous lient au passé. Justement, pour ne pas y rester accroché, il est important de faire un triage et d’épurer notre environnement, histoire de créer de l’espace pour ce qui est et ce qui est à venir. Rien de mieux qu’un bon ménage pour se sentir revigoré, et ce dans toutes les sphères de notre vie.

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