Mis à jour le 14 mars 2026
Quand donner rime avec amitié et communauté: le Buy Nothing Project et les sites de dons en ligne
Il vous est peut-être arrivé de croiser, dans les billets que j’écris, une référence au site Buy Nothing Project. C’est le groupe Facebook que j’affectionne le plus, car il s’avère utile et pratique. Depuis quelques années, il existe aussi une application mais je m’en tiens encore au groupe Facebook. J’ai pu y donner, trouver ou emprunter une variété d’objets, et j’ai pu y rencontrer des personnes qui habitent ma région. Et tout ceci gratuitement.
Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible): Mobile: Modul 29_14 de Nik Bärtsch
Buy Nothing, un projet mondial structuré en petites communautés
Lorsque l’on s’inscrit au Buy Nothing Project, le lieu de résidence détermine le groupe communautaire. Les groupes sont définis par des limites physiques, comme un village ou un quartier d’une ville, de sorte que les échanges s’opèrent entre personnes vivant à proximité même dans les grandes villes. Ce sont donc souvent des gens que vous croisez à l’épicerie ou ailleurs, que vous connaissez peut-être déjà.
Si l’organisation mondiale est structurée en anglais, rien n’empêche les gens de communiquer dans la langue de son choix. Dans le groupe où je participe, les échanges ont lieu autant en français qu’en anglais.
Les différents groupes adhèrent à un ensemble de règles qui favorisent les interactions entre personnes et la convivialité. Il y a vraiment un sens de communauté qui se crée grâce au fonctionnement bien encadré par des administrateurs locaux bénévoles.
Tous peuvent participer. Sur le groupe Buy Nothing, il ne s’agit pas d’être en difficulté financière pour récupérer un objet ni d’être bien nanti pour donner. Il suffit d’exprimer ses besoins et offrir ce qui ne nous sert plus, et ainsi éviter de multiplier les déchets et les achats. Les dons et les demandes sont là pour tous.
Motivations pour donner à travers un groupe en ligne
Je me souviens de m’être rendu compte, dès la première fois que j’ai utilisé le site, qu’il rendait un précieux service à ceux qui voulaient donner des objets ou qui en cherchaient.
Certains s’en servent davantage lors d’un désencombrement ou de rénovations : s’il est assez facile de donner des vêtements à un comptoir populaire, ce n’est pas toujours aussi évident pour des objets issus d’une rénovation. Sur le site en ligne, les gens qui ont vu la photo de l’objet indiquent leur intérêt; c’est ensuite à la personne qui donne de choisir à qui ira l’article. Nous avons offert des portes de chambre, des lustres, des lampes, des tablettes, des bibliothèques… Et ces objets sont tous partis vite sans que nous ayons à nous déplacer. Les preneurs sont venus les chercher chez nous.
D’autres veulent éviter le gaspillage et limiter leur empreinte écologique: je pense par exemple à la fois où j’avais besoin d’haltères pour un exercice de physiothérapie. Au lieu d’en acheter, j’ai demandé au groupe si quelqu’un en avait. J’en ai obtenu en quelques heures d’une personne qui ne s’en servait plus. Parfois, des produits entamés qui ne servent plus sont offerts. Par exemple, ce peut être une boîte de collations que les enfants ne mangent pas ou un sac de croquettes pour animaux qui ne convient pas. Ce n’est pas une question d’argent, mais plutôt de donner une autre vie à ce qui dort dans un coin. Puisque la personne l’a choisi, il y a de fortes chances qu’elle s’en servira.
Certaines demandes surprennent: une femme recherchait des recettes pour répondre à des exigences particulières à la suite d’une opération. L’on m’a déjà prêté un boulier pour un bingo de famille. À l’occasion, c’est un parent qui cherche un habit de neige ou des bottes pour son enfant ou même des souliers qui ne serviront que pour une occasion spéciale. Souvent, lorsqu’on voit une requête, on se dit: j’ai ça moi et vraiment, ça ne me sert pas. Et hop, un objet de moins qui encombre la demeure! On sent un grand plaisir à donner et à répondre à une demande.
Bienfaits des dons en ligne dans sa communauté
Si l’idée d’offrir des objets amène les gens au site, c’est vraiment le sens de communauté qui assure leur participation continue. Les communications en ligne et par la suite en personnes permettent de se connaître. Je me suis liée d’amitié avec plusieurs personnes que je n’aurais pas rencontrées sans le Buy Nothing Project. Nous avons pu reconnaître des intérêts et des valeurs semblables. Quel beau cadeau!
Le groupe permet de s’intégrer après un déménagement puisqu’il favorise des entretiens avec des gens de la place. Après avoir recueilli un objet chez moi, une personne nouvelle dans la communauté m’a posé une question, ce qui nous a conduites à prendre un café, à la rencontre de nos conjoints, et à une belle amitié. Nous pratiquons même un sport ensemble. Dans un autre cas, après avoir remis un objet, nous avons reçu à souper un jeune couple et soutenons avec plaisir leur petite entreprise.
Lors de la pandémie, les offres respectaient la distanciation, l’objet étant habituellement laissé devant la porte. Cela n’empêchait pas les salutations et les sourires qui faisaient du bien, même à travers la fenêtre! Depuis, certains ont maintenu cette façon de faire alors que d’autres privilégient les échanges en mains propres. On entend souvent que les médias sociaux causent plusieurs maux dans notre société. Certains groupes apportent du positif. Le Buy Nothing Project en est un. Il y en a d’autres.

Quelques liens
J’ai mis des liens à des sites, groupes ou applications qui permettent aussi de donner ou de faire du troc. Je ne peux pas vous dire si le sens communautaire est aussi fort parmi ceux-ci, mais à la fin, c’est peut-être à l’individu de tendre la main afin de créer des liens lors des rencontres.
N’hésitez pas à compléter la liste dans les commentaires en indiquant les groupes de dons auxquels vous participez et qui vous plaisent particulièrement.
Pour DONNER
Site du Buy Nothing Project
Sur Facebook: Veux-tu ça toi? C’est à donner Montréal https://www.facebook.com/groups/411877209752213 et des groupes dans d’autres villes aussi.
Application: GEEV est une appli de dons d’objets et de nourritures entre particuliers en France. « GEEV rend le don accessible à tous, partout, et tout le temps. »
Sites: Donnons.org Recyclage, entraide et partage en France.
Freecycle.org « C’est un réseau à but non lucratif de personnes qui donnent gratuitement et sans contrepartie des objets à d’autres personnes dans leur voisinage. Le but est d’éviter de remplir nos poubelles et décharges d’objets qui sont tout à fait réutilisables. »
Pour le TROC
BUNZ Site de troc disponible dans plusieurs villes au Canada.
Troquer, c’est gratos « Ici, vous pouvez proposer tout ce qui ne vous sert plus en échange d’autre chose qui vous ferait plaisir. C’est tellement in et 3r l’échangisme!! »
L’Accorderie est un réseau d’échange de services gratuits. L’échange se fait en temps. Il y a une petite vidéo de présentation sur le site.
Troc moi ça Il y existe plusieurs groupes sur Facebook pour les villes au Québec (par exemple, le lien est pour Québec).
Sites GÉNÉRAUX en ligne
Si vous souhaitez donner dans votre communauté, il y a très probablement des sites de vente où il est permis d’offrir gratuitement des objets.
Enfin, je vous invite à explorer les groupes qui s’offrent à vous en ligne, mais aussi de façon physique dans votre communauté. Chacun a ses forces et il est très correct d’adhérer à différentes méthodes pour faire les dons d’objets suite au désencombrement. Mais parfois, on a un coup de cœur. C’est ce que j’ai voulu partager avec vous en écrivant ce billet mettant en vedette le Buy Nothing Project.
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Merci de nous faire connaître cet organisme! Je viens de faire ma demande d’adhésion. Votre expérience m’encourage et me rassure tant qu’à la fiabilité du concept que j’aime bien. L’abondance attire l’abondance.
Il faut la faire circuler!
J’aimerais faire partie de ce groupe
Le Buy Nothing Project est présentement en évolution et a créé une application pour pouvoir gérer davantage son contenu sans être dépendant de Facebook. C’est tout nouveau. Les groupes locaux Buy Nothing sur Facebook existent encore et sont très actifs. Voici le lien pour trouver votre groupe local (vers le bas de la page, entrez votre pays, etc.). Vous y trouverez également comment obtenir l’appli. https://bnponfb.org/find-a-group/ J’espère que vous y trouverez votre communauté.
J’aimerais adhérer au groupe
je n ai pas vu de question, alors je ne sais quoi répondre