Musique, «Je t’aime… moi non plus»

Mis à jour le 22 juillet 2022

Des tonnes de CD! Des tours de CD! On pourrait aussi parler de caisses de vinyles et peut-être même de coffres de cassettes et de 8-pistes. Si vous n’écoutez que de la musique virtuelle, alors l’espace occupé par la musique n’est pas un problème. Mais sinon, y aurait-il lieu de libérer quelques tablettes… ou souvenirs?

Musique à écouter pendant ou après la lecture de ce billet (il se peut que l’écoute simultanée ne soit pas possible) : Oxygène pt. 4 de Jean-Michel Jarre

La musique populaire évolue. Par exemple, la durée des pièces musicales, les instruments à la mode, les types de voix et les propos ne sont pas les mêmes aujourd’hui qu’ils étaient dans les années 70. Il en va de même pour les moyens de diffusion et les supports physiques. Certains énumérés dans le paragraphe précédent existent peut-être encore, mais de nouvelles façons deviennent de plus en plus utilisées, dont la musique en continu sur des plateformes en ligne (voir les liens vers nos listes musicales ci-dessous).

Doit-on suivre la tendance ou s’accrocher au passé?

Plaisir et émotions

En fait de musique (ou presque toute autre collection), plus on en a, plus il est difficile de s’en défaire. On y a investi de l’argent, on associe des chansons à des émotions, des voyages, des relations, des époques. On aime feuilleter les notes accompagnatrices et toucher le médium qui porte la musique. Ah puis, est-ce que ça prend tant de place que ça? Physiquement, peut-être pas tant que ça…

Émotivement, c’est peut-être une autre histoire. Écouter de la musique rappelle des émotions et allume nos souvenirs. Parfois, quelques notes suffisent pour nous transporter à une autre époque. Ce peut être merveilleux! Il se peut que la pochette n’ait pas vraiment de rôle à jouer pour vivre à vif l’émotion.

Écoute « forcée »

Comment choisir quoi garder? J’ai décidé d’écouter systématiquement tous mes disques compacts. J’en plaçais une dizaine à la fois près du stéréo et je les mettais un à la fois à un volume qui me forçait d’en faire l’écoute.

Eh bien, révélation! Je n’ai pas réussi à écouter au complet plus de la moitié de ces disques tellement c’était un supplice plutôt qu’un plaisir. Ce n’est pas toute musique qui vieillit bien… ou nos goûts évoluent. Par exemple, présentement, j’apprécie beaucoup la musique minimaliste. Certains disques avaient été achetés pour encourager de jeunes artistes ou pour une chanson particulière; d’autres avaient été reçus en cadeaux ou acceptés d’amis et de membres de la famille qui avaient déjà décidé de se départir de leur collection.

Ce n'est pas toute musique qui vieillit bien... ou nos goûts évoluent. Julie Charland. Aiguille de tourne-disques sur un disque.
Photo : Renato Pozaić

Ces disques que je n’arrivais pas à écouter, je les ai donnés, sans regret. J’ai réussi à donner des CD et des vinyles à des amis sur ma page Facebook et sur le groupe local « Buy Nothing »; d’autres en les amenant à une école où des enseignants ont pigé dans la talle pour différents projets avec des élèves du secondaire. Les derniers vinyles ont été laissés chez des disquaires et au comptoir populaire. Ceux qui sont encore chez moi sont écoutés et appréciés… pour l’instant.

Je vous lance ce défi qui m’a convaincue de me départir d’au moins la moitié des disques compacts que nous avions. Et si vous avez aussi des cassettes, 8 pistes ou disques vinyle, faites le même exercice. Vous vous sentirez allégée.


Nous vous invitons à découvrir nos listes d’écoute musicales sur Spotify ou sur YouTube.

Pour lire un billet « à l’opposé » de la musique: Et si l’on écoutait le silence?

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